Notes, 17 février 2010
Ce qui se passe chaque jour, le banal et le quotidien de nos vielles, rues, comment le retranscrire ? Ce présent géographique et temporel, je l’appelerai ICI. Comment l’interroger ? Nous le vivons sans presque jamais le remettre en question, le penser. Il ne véhicule pas de questions ou réponses particulières mais tend vers l’anonyme et la foule. Comment parler de ces choses communes? Les traquer ? Allons ici, cherchons ce qui va de soi. Observez, décrivez une rue puis faites de même avec une autre. Comparez. Faites l’inventaire des choses que que vous voyez.
Il m’importe peu que ces questions soient fragmentaires, futiles ou triviales, à peine indicative d’une méthode ou d’un projet, c’est justement ce qui fait leur importance et qu’on les retiendra plus que celles par lesquelles nous avons tenté de capter nos vérités. C’est dans le détail qu’ici me retient. Peut-être est-ce par obligation, sentimentalisme ou que sais-je encore, je m’y accroche .
Néanmoins, une partie de moi tend aussi vers ailleurs. Être dans l’ouverture, se laisser happer par l’inconnu, l’imprévu et considérer chaque lieu comme digne d’être visité. Comment naviguer entre l’un et l’autre ? Debord invite à la dérive. Il instaure une démarche constructive consistant à passer hâtivement d’un endroit à l’autre, d’une ambiance à une autre. Baudelaire, quand à lui, nous invite à flâner, déchiffer notre environnement urbain et le faire paysage.
J’ai envie de faire de faire du proche avec du lointain, de me laisser surprendre et de me perdre le plus possibles. Certains décriraient ces envies comme un manque de territoire. Je ne sais pas quoi y répondre. Je dirais que j’ai en tête une carte pointée à différents endroits et pour différentes raisons. Cette cartographie probablement subjective serait à entrées multiples, tissée par le hasard. On y retrouve des correspondances, des raccourcis et parlerait d’un endroit donné à un moment donné; ici et ailleurs, ouvert sur l’imaginaire.
stage, ô musée, en images
ici quelques vues de la maquette réalisée pour l’exposition temporaire de raoul dufy au musée de cambrai.
(j’y suis en stage depuis un mois)
Pour représenter de façon aisée au public toutes les recherches effectuées par les étudiants en Histoire de l’Art, notamment où sont exposées les oeuvres du peintre hors de nos frontières, j’ai proposé de créer une carte simple où on peut voir de façon clair les différentes institutions à travers le monde.
(ici,quelques étapes et essais sur cette carte)






